Dans son livre Outliers, Malcolm Gladwell explique qu'il faut 10.000 heures de pratique pour devenir un expert dans une matière. Ce matin, un tweet a attiré mon attention : "Why you should blog even without an audience". Il renvoyait à un article exposant l'importance de tenir régulièrement à jour son blog pour améliorer son écriture et, petit à petit, devenir un expert dans l'art de raconter des histoires, même si personne ne les lit pour l'instant.
C'est un peu ce que je pense pour la cuisine et qui est à l'origine de ce blog : plus on se remet aux fourneaux, plus on teste, plus on apprend de ses erreurs et plus on progresse dans cet art délicat qu'est l'art de recevoir autour d'une table.
Ce matin, je me suis rendu compte que depuis près d'un an j'avais abandonné ma course à l'expertise en matière d'écriture. Alors, aujourd'hui, pas de commentaire, pas de recette et surtout pas de jugement... Je regarde dans mon assiette et me rends compte qu'il est grand temps de reprendre l'entrainement.
Rien n'est plus agréable et délassant pour moi que de préparer en couple un bon repas pour une soirée entre amis. Mais j'ai souvent l'impression que chez mes amis, recevoir est un calvaire, faire la cuisine une souffrance... Ce blog est destiné à leur faciliter la vie pour leur permettre de profiter pleinement de leurs invités.
11 septembre 2010
30 septembre 2009
Première leçon de chocologie
Expérience intéressante, mardi dernier, dans la très belle maison du Sablon de Côte d'Or avec une première leçon de chocologie. Thème de cette dernière : les accords entre le chocolat et le vin. Que ceux qui visualisent dans cet intitulé leur grand-mère leur offrant une praline et un porto poussiéreux reprennent immédiatement leurs esprits, on était bien loin des clichés !
Aux commandes, Jan De Clercq, œnologue et propriétaire de Portovino à Maldegem http://www.portovino.be et Denis Vernaillen, le très accessible - cela devient rare - Maître-Chocolatier attitré du Flagship Store du Sablon.
Au menu, six carrés de chocolat associés à six vins pour une bonne heure de bruits de bouche, de claquements de langue et de commentaires de plus en plus sonores au fur et à mesure que la soirée avançait. Je ne résiste pas à vous proposer le menu :
1. Tablette lait amandes caramélisées avec une pointe de sel accompagné d'un Bourgogne blanc Grand Elevage 2005, Verget.
2. Mignonnette Noir Intense 70% éclats de cacao accompagnée d'un Côte du Rhöne Villages 2007 Terre d'Argile, Domaine de la Janasse.
3. Mignonnette Lait (le grand classique) accompagnée d'un Madeira Bual 15 years Old, Henriques & Henriques.
4. Carré Lait Graines de Sésame Caramélisées(création de Denis) accompagné d'un East India Solera Sherry, Emilio Lustau.
5. Carré Lait Noix de Pécan et Poivre Rose (création de Denis) accompagné d'un Maury Vintage 2006, Mas Amiel
6. Carré Noir Citron Gingembre (création de Denis) accompagné d'un Moscatel Emilin, Emilio Lustau.
Au final, je dois bien reconnaître que l'effet en bouche est saisissant. Et si je n'avais pas peur que vous me preniez pour un fou, je vous dirais que le souvenir de l'un ou l'autre mariage me revient même en bouche au moment où je vous l'écris...
Mes coups de cœur : l'association 4 et un sherry très caramel comme je n'en avais jamais bu. Marié au sésame qui parsème le chocolat au lait... divin. L'association 2 m'a permis de découvrir un vin formidable, un grenache dont la longueur en bouche est prolongée pratiquement à l'infini par le chocolat noir. Enfin, le Bourgogne blanc de l'association 1 était à se rouler dedans même si l'association était moins heureuse, probablement dû au caractère très gras (certains diront onctueux pour rester gentils) du chocolat.
Au final, n'hésitez pas à remplacer le dessert de votre prochain dîner par une de ces six dégustations, ou les six... Succès garanti !
Aux commandes, Jan De Clercq, œnologue et propriétaire de Portovino à Maldegem http://www.portovino.be et Denis Vernaillen, le très accessible - cela devient rare - Maître-Chocolatier attitré du Flagship Store du Sablon.
Au menu, six carrés de chocolat associés à six vins pour une bonne heure de bruits de bouche, de claquements de langue et de commentaires de plus en plus sonores au fur et à mesure que la soirée avançait. Je ne résiste pas à vous proposer le menu :
1. Tablette lait amandes caramélisées avec une pointe de sel accompagné d'un Bourgogne blanc Grand Elevage 2005, Verget.
2. Mignonnette Noir Intense 70% éclats de cacao accompagnée d'un Côte du Rhöne Villages 2007 Terre d'Argile, Domaine de la Janasse.
3. Mignonnette Lait (le grand classique) accompagnée d'un Madeira Bual 15 years Old, Henriques & Henriques.
4. Carré Lait Graines de Sésame Caramélisées(création de Denis) accompagné d'un East India Solera Sherry, Emilio Lustau.
5. Carré Lait Noix de Pécan et Poivre Rose (création de Denis) accompagné d'un Maury Vintage 2006, Mas Amiel
6. Carré Noir Citron Gingembre (création de Denis) accompagné d'un Moscatel Emilin, Emilio Lustau.
Au final, je dois bien reconnaître que l'effet en bouche est saisissant. Et si je n'avais pas peur que vous me preniez pour un fou, je vous dirais que le souvenir de l'un ou l'autre mariage me revient même en bouche au moment où je vous l'écris...
Mes coups de cœur : l'association 4 et un sherry très caramel comme je n'en avais jamais bu. Marié au sésame qui parsème le chocolat au lait... divin. L'association 2 m'a permis de découvrir un vin formidable, un grenache dont la longueur en bouche est prolongée pratiquement à l'infini par le chocolat noir. Enfin, le Bourgogne blanc de l'association 1 était à se rouler dedans même si l'association était moins heureuse, probablement dû au caractère très gras (certains diront onctueux pour rester gentils) du chocolat.
Au final, n'hésitez pas à remplacer le dessert de votre prochain dîner par une de ces six dégustations, ou les six... Succès garanti !
02 août 2009
La passe de trois pour Ourson !
Voilà un apprentissage à la bonne cuisine qui se termine en apothéose par une troisième victoire de rang pour la patrouilles des Aigles dans le concours cuisine de la 44ème de l'Annonciation ! Ourson peut être fier de sa brigade et quitte la troupe en ayant marqué les esprits par des recettes toujours plus sophistiquées. Rappelons que lors d'un camp scout, on travaille sans four, sans frigo et sans électricité...
Cette année, c'est sans conteste son entrée, un mille-feuille de saumon aux pommes vertes et wasabi, qui semble avoir marqué les esprits. Voilà la recette pour quatre personnes repérée à l'origine dans le magazine Elle à Table et sérieusement adaptée.
Ingrédients pour 4 personnes :
200 g de coeur de saumon fumé (un morceau épais)
1 pomme granny-smith
30 g de pignons
4 petits oignons frais
8 brins de ciboulette
30 cl de crème fleurette
1 c. à café de wasabi
Pelez et tranchez finement les oignons frais. Couvrez-les d’eau froide et réservez-les 30 mn (cela les rend plus digestes).
Mélangez la crème fleurette avec le wasabi, la ciboulette ciselée et un peu de sel.
Coupez le coeur de saumon fumé en petits dés et assaisonnez-les de crème au wasabi.
Lavez et tranchez finement la pomme verte (mandoline ou rape à copeaux de parmesan).
Faites griller à sec les pignons dans une poêle.
Egouttez les oignons, séchez-les sur une feuille de papier absorbant, puis mélangez-les avec le saumon à la crème.
Superposez les couches de saumon et de pommes et terminez par des brins de ciboulettes et les pignons.
Servez, accompagné de pain brioché tranché finement et juste tiédi.
Encore un grand bravo à Ourson et à ses Aigles !
14 juin 2009
Le patron revient dans un instant
Voilà trois ans que ce blog est à l'arrêt. J'étais certain que j'allais manquer de temps dans mes nouvelles fonctions pour poursuivre et cela s'est avéré tout à fait exact. Mais l'envie de reprendre un blog dont certains me parlent encore aujourd'hui me démange. Je me surprends régulièrement à noter différents sujets qui feraient de bons posts. Aujourd'hui, j'en ai plus de 100... dont la majorité n'a plus aucun intérêt. Mais quand je repense aux scampis de Christine, au livre de cuisine reçu de John à Noël, à l'étrange notion du bio et du sain quand il s'agit de nos oreilles au Pain Quot', à la carte de fidélité d'Exki, à la tartiflette d'Oli, aux crèpes d'Hakim, au nouveau job de Fox, au désespérant salon du livre gourmand, à cette planche à découper révolutionnaire ou, plus près de nous, à ma visite au salon nautique Culinaria... j'avoue que cela me démange.
Je ne sais pas qui frappe encore, par hasard, à la porte de mon resto virtuel. Je ne lui promets pas la régularité d'un restaurant étoilé mais plutôt celle d'un bon Routier d'antan qui marche à l'envie du patron. Ce sera bon, copieux, familial mais sur la porte, vous trouverez souvent l'écriteau "reviens dans un instant"...
Je ne sais pas qui frappe encore, par hasard, à la porte de mon resto virtuel. Je ne lui promets pas la régularité d'un restaurant étoilé mais plutôt celle d'un bon Routier d'antan qui marche à l'envie du patron. Ce sera bon, copieux, familial mais sur la porte, vous trouverez souvent l'écriteau "reviens dans un instant"...
22 octobre 2006
Avis aux brigades
Pas de bonne cuisine sans bon matériel ! Merci à John qui vient d'activer le RSS sur mon blog pour vous permettre de suivre l'actualité de mes tours de tables et autres descentes au coeur des brigades qui m'accueillent.
Et cette photo de tortilla ?
Je vous en parlais le 8 octobre dernier mais des problèmes techniques en ont décidé autrement. La voilà, cette fameuse tortilla maison. Malgré des commentaires peu positifs, un peu revanchards ?, seul un convive de ce fameux vendredi l'a dégustée... toute entière. Désolé pour les autres ! Elle ne devait donc pas être si mauvaise que cela.
15 octobre 2006
A table avec Schtroumpf Grognon
Je connaisssais le dîner de con, je viens de découvrir le souper Schtroumpf Grognon, celui "qu'aime pas" en permanence. Et j'ai rencontré un champion du monde en plus, d'après ses récits. Parce que, quand il aime pas, il le dit. Un souper raclette ? J'aime pas le fromage, est-ce qu'il y a des viandes à faire griller ? Et, trois ans plus tard, lorsqu'il est, à nouveau invité chez ces mêmes amis, que servent-ils ? Une raclette !!! Quoi? Trois ans plus tard, ils n'ont pas retenu la leçon... ? C'est quand même un fait exprès.
Il est très poisson le Schtroumpf Grognon, et il le dit. Alors pourquoi pas une bonne tagliatelle di mare ? Raté, Schtroumpf Grognon n'aime pas les pâtes !
Il le dit aussi sans rire et même avec une certaine fierté : certains de ses amis vont même jusqu'à lui faire un repas spécial et unique lorsqu'ils l'invitent. Et rien dans son discours ne laisse penser à des allergies ou à un problème médical. Moi, je me demande comment on l'invite encore ! Dorénavant, je rebaptiserai tous les gens qui l'ont invité et que je rencontrerai, Grand Schtroumpf gentil et Schtroumpfette adorable !
D'ailleurs, Schtroumphette adorable a eu un peu de mal hier. Connaissant l'animal, la voilà lancée, stressée, dans une sélection d'entrées de la mer pour être certaine de bien faire. Mousse de truite, ravier de crevettes et deux huitres en bord d'assiette. La présentation est parfaite. Seul détail : schtroumphette adorable n'aime pas les huitres. Un comble ! Est-elle la seule ? Servir des huitres est très risqué lorsqu'on ne connait pas ses invités. Les autres convives ne disent rien, comme il est de bienséance de le faire. Par politesse, Schtroumpf Perfusé en mange une, trop rapidement pour entendre Schtroumpf Grognon sortir de son rôle et s'empresser de clamer qu'il adore les huitres... Au total, il en mangera neuf. Pauvre Schtroumpf Perfusé, trop bien élevé. Il lui aurait bien donné sa dixième !
Je me souviens que dans mon guide des bonnes manières, on précise qu'on ne prend pas part à un repas organisé pour manger, mais bien pour converser et se divertir, tout en intéressant les autres. Si on n'aime pas ce qui est servi, on reste discret et si on a trop faim en fin de soirée, on file se rassasier d'un paquet de frites dans son quartier.
Et je me fous de savoir que Schtroumph grognon n'aime pas les frites !
Il est très poisson le Schtroumpf Grognon, et il le dit. Alors pourquoi pas une bonne tagliatelle di mare ? Raté, Schtroumpf Grognon n'aime pas les pâtes !
Il le dit aussi sans rire et même avec une certaine fierté : certains de ses amis vont même jusqu'à lui faire un repas spécial et unique lorsqu'ils l'invitent. Et rien dans son discours ne laisse penser à des allergies ou à un problème médical. Moi, je me demande comment on l'invite encore ! Dorénavant, je rebaptiserai tous les gens qui l'ont invité et que je rencontrerai, Grand Schtroumpf gentil et Schtroumpfette adorable !
D'ailleurs, Schtroumphette adorable a eu un peu de mal hier. Connaissant l'animal, la voilà lancée, stressée, dans une sélection d'entrées de la mer pour être certaine de bien faire. Mousse de truite, ravier de crevettes et deux huitres en bord d'assiette. La présentation est parfaite. Seul détail : schtroumphette adorable n'aime pas les huitres. Un comble ! Est-elle la seule ? Servir des huitres est très risqué lorsqu'on ne connait pas ses invités. Les autres convives ne disent rien, comme il est de bienséance de le faire. Par politesse, Schtroumpf Perfusé en mange une, trop rapidement pour entendre Schtroumpf Grognon sortir de son rôle et s'empresser de clamer qu'il adore les huitres... Au total, il en mangera neuf. Pauvre Schtroumpf Perfusé, trop bien élevé. Il lui aurait bien donné sa dixième !
Je me souviens que dans mon guide des bonnes manières, on précise qu'on ne prend pas part à un repas organisé pour manger, mais bien pour converser et se divertir, tout en intéressant les autres. Si on n'aime pas ce qui est servi, on reste discret et si on a trop faim en fin de soirée, on file se rassasier d'un paquet de frites dans son quartier.
Et je me fous de savoir que Schtroumph grognon n'aime pas les frites !
08 octobre 2006
Pari tenu !
Il fallait bien que cela m'arrive un jour ! A force de me faire passer pour le Jamie Oliver de Forest Haut partout où je suis invité, il était normal qu'un invité plus courageux que les autres me mette au défi de lui prouver mes capacités. Vendredi, mon appréciation de la tortilla de Christophe aura suffit à refermer le piège. Lors de cette soirée, nous étions une quinzaine et chacun devait apporter un plat pour alimenter le buffet. Confectionné lui-même ou acheté, peu importait. Christophe avait opté pour une tortilla... ou quelque chose qui y ressemblait vaguement. Pour l'avoir goûtée, je parlerais plus d'une union contre nature entre une crèpe bretonne et un carton de pizza que de la célèbre omelette ibère ! J'aurais voulu terminer mon quartier discrètement - et le plus vite possible - mais en croisant le regard inquiet de Christophe, nous sommes partis dans un grand fou rire ! Surtout lorsqu'il a tenté de m'expliquer qu'il avait raté la première en la retournant mais que celle-là était plus réussie ! Un commentaire fuse alors dans l'assemblée : "Et tu sais les faire, toi, les tortillas ?" Le défi est lancé : je ferai donc une tortilla ce week-end, je posterai la photo sur mon blog et je la ferai goûter lundi à tous ceux qui étaient présents vendredi. Pari tenu, voilà la photo de ma tortilla maison et la recette.
Tortilla aux épinards
2 pommes de terre moyennes
6 oeufs
100 grammes d'épinards
175 granmmes de cottage cheese
1 oignon haché
sel, poivre, une cuillère à café de curcuma
- Dans une poêle assez haute et antiadhésive (20 cm diamètre), faites revenir dans un peu d'huile d'olive, l'oignon haché grossièrement puis les pommes de terre crues coupées en morceau et le curcuma. 10 minutes à feu assez doux pour dorer l'ensemble sans brûler.
- Ajouter 100 grammes d'épinards et remuez doucement jusquà ce qu'ils réduisent.
- Battre légèrement 6 oeufs, le cottage cheese, sel (pas trop, le fromage est déjà salé) et poivre dans un récipient et verser la préparation dans la poêle. Laissez cuire 15 minutes à feu très doux. Couvrez pendant les deux dernières minutes pour sècher le dessus.
- Passez ensuire votre poêle sous le gril pour dorer cette partie supérieure.
- Laissez refroidir dans la poêle. Ensuite seulement, retournez dans une assiette.
Loin du cliché de la tortilla ruisselante d'huile, cette recette incorpore deux ingrédients étonants : les épinards qui donnent une certaine astreingeance et le cottage cheese qui offre un excellent liant à l'ensemble.
Tortilla aux épinards
2 pommes de terre moyennes
6 oeufs
100 grammes d'épinards
175 granmmes de cottage cheese
1 oignon haché
sel, poivre, une cuillère à café de curcuma
- Dans une poêle assez haute et antiadhésive (20 cm diamètre), faites revenir dans un peu d'huile d'olive, l'oignon haché grossièrement puis les pommes de terre crues coupées en morceau et le curcuma. 10 minutes à feu assez doux pour dorer l'ensemble sans brûler.
- Ajouter 100 grammes d'épinards et remuez doucement jusquà ce qu'ils réduisent.
- Battre légèrement 6 oeufs, le cottage cheese, sel (pas trop, le fromage est déjà salé) et poivre dans un récipient et verser la préparation dans la poêle. Laissez cuire 15 minutes à feu très doux. Couvrez pendant les deux dernières minutes pour sècher le dessus.
- Passez ensuire votre poêle sous le gril pour dorer cette partie supérieure.
- Laissez refroidir dans la poêle. Ensuite seulement, retournez dans une assiette.
Loin du cliché de la tortilla ruisselante d'huile, cette recette incorpore deux ingrédients étonants : les épinards qui donnent une certaine astreingeance et le cottage cheese qui offre un excellent liant à l'ensemble.
07 octobre 2006
Grazie mille !
Bon, d'accord, taper son propre nom dans un moteur de recherche est un peu narcissique ! Mais, après tout, c'est intéressant de voir si vous existez sur la planète blog. Sans grandes illusions, je l'ai donc fait. Et, surprise, voilà qu'entre les nombreuses attaques contre mon tonton politicien et des pétitions signées par un Bernard que je ne connais pas, une jeune romaine passionnée de cuisine me cite ! "le chou de Bruxelles" ! Trop d'honneur ! Voudrait-elle m'inviter ? Aurais-je déjà oublié qu'elle m'avait un jour invité ? Rien de tout cela. En fait, sur son blog intitulé il cavoletto di Bruxelles, cette jeune femme évoque mon livre écrit en 1994 sur les biscuits. Un ouvrage aujourd'hui introuvable si ce n'est dans la célèbre maison Dandoy à Bruxelles que Cenzina - c'est son prénom - vient de découvrir. Et il faut croire que le pain à la grec lui a plu puisqu'elle en donne la recette. Ah, elle veut rectifier la quantité de lait pour la recette ? Restons Grand Seigneur, elle doit certainement avoir raison. Un très beau blog de recettes et de bonnes adresses pour ceux qui aiment l'accent italien.
01 octobre 2006
A vot' bon coeur !
D'abord, l'idée m'a fait sourire. J'ai même trouvé l'article un peu déplacé et puis... tout compte fait, on se trouve tellement de bonnes raisons de ne pas s'impliquer que je me suis dit que cela mériterait d'y repenser.
Explications : je suis assez fan du magazine GoodFood, premier magazine culinaire de Grande-Bretagne et propriété de la BBC. Dans son numéro du mois d'octobre, le mensuel propose un grand article qui donne toutes les ficelles pour organiser chez soi un diner trois services digne d'un grand restaurant. Mais, en plus des classiques recettes et photos, l'article propose une check list pour dresser une vraie table de restaurant, un horaire précis pour tout réussir dans les temps et épingle le prix de chaque plat pour huit personnes... car l'objet réel de l'article est d'expliquer comment organiser, chez soi, un diner de charité ! Host a stylish charity dinner, have fun & raise money. Etonnant. Et pour être tout à fait utile, l'article se termine par une addition de restaurant qui reprend le coût total de ce que vous coûtera le repas pour huit personnes (entre 100 et 125 euros) et une sélection de vins bon marché(60 euros). Chacun de vos invités à qui vous aurez expliqué l'idée consacrera le prix d'un bon restaurant, soit 50 euros par personne. Bien entendu, vous payez votre part comme les autres, ce qui vous laisse pour l'action que vous aurez décidé de soutenir la somme de 240 euros. Une fois par trimestre, c'est quand même mieux que de laisser trainer pendant un an sur son tableau de bord un autocollant de la Croix-Rouge pour se donner bonne conscience !
Allez, je me lance ! Si vous avez une belle cause à financer ou si vous êtes d'attaque pour participer à un repas gastronomique à la maison plutôt qu'au restaurant, laissez-moi un commentaire et je m'engage à concrétiser mon charity dinner trimestriel.
25 septembre 2006
Petite annonce d'un mufle en phase de repentir
Mardi dernier, après un délicieux repas, nous étions quatre convives à deviser d'un air détaché sur cette stupide cigarette "que l'on fume souvent mécaniquement", "dont on peut très bien se passer lorsqu'on prend l'avion, tout compte fait" et qui "outre deux ou trois par jour, n'a pas grand intérêt"... avant de me rendre compte que nous en étions probablement à quatre ou cinq cigarettes chacun depuis le début de la soirée dans l'appartement de notre hôtesse qui, elle, ne fume pas. Je serais bien rentré sous terre en y poussant mes trois complices si j'en avais eu l'occasion. Et quand j'y repense, j'en suis toujours gêné. Pensez donc : se fendre d'un souper pour sept personnes en pleine semaine est déjà une marque d'attention qui se fait rare. Confectionner soi-même un pain de viande, épinards, pommes de terres rissolées suivi d'un crumble aux pommes pour que tout le monde se sente comme à la maison et non en représentation est un luxe qui se fait encore plus rare. Placer des cendriers sur la table de l'apéro alors que vous ne fumez pas est carrément une marque d'amitié rarissime... et nous sommes tous, par fénéantise, tombés dans le panneau !
Notre hôtesse, ce soir-là, nous expliquait qu'elle avait décidé de changer de vie. Nouvel appartement, nouveau style de déco, nouvel homme, nouveau départ. J'espère qu'elle n'a pas ajouté à sa liste "nouveaux amis" après notre muflerie de ce mardi ! Peut-être que si je parvenais à me réhabiliter par un geste fort... et pourquoi pas en vendant tous ses meubles pour l'aider à concrétiser son nouveau départ, par exemple ? Vous qui cherchez à changer votre intérieur, j'ai un ensemble salon salle à manger complet, en provenance directe de chez Flamand et en parfait état, qui devrait vous ravir. Et me permettre d'augmenter mes chances d'accompagner Caro dans sa nouvelle vie.
Notre hôtesse, ce soir-là, nous expliquait qu'elle avait décidé de changer de vie. Nouvel appartement, nouveau style de déco, nouvel homme, nouveau départ. J'espère qu'elle n'a pas ajouté à sa liste "nouveaux amis" après notre muflerie de ce mardi ! Peut-être que si je parvenais à me réhabiliter par un geste fort... et pourquoi pas en vendant tous ses meubles pour l'aider à concrétiser son nouveau départ, par exemple ? Vous qui cherchez à changer votre intérieur, j'ai un ensemble salon salle à manger complet, en provenance directe de chez Flamand et en parfait état, qui devrait vous ravir. Et me permettre d'augmenter mes chances d'accompagner Caro dans sa nouvelle vie.
17 septembre 2006
Gentleman Cook
Je vous souhaite tous d'être un jour invité à manger chez mon ami Fox. Outre le fait que c'est l'homme le plus agréable à vivre que je connaisse, il est à la cuisine ce que les gentlemen drivers britanniques sont à la course automobile : son amour de la cuisine, il ne se contente pas d'en parler, il le vit pleinement et trouve son véritable plaisir dans le fait de le partager avec tous ceux qui s'y intéressent.
Cela se traduit par des heures de préparation pour réaliser une Salsa Verde unique puisqu'improvisée, des dizaines d'essais pour faire correctement suer une orange de montagne dans un flacon d'alcool et en retirer un vrai nectar six mois plus tard, des heures d'écoute attentive en toute humilité pour apprécier les caractéristiques d'un Villa Antinori...
Alors, lorsque Fox vous livre la recette d'une de ses spécialités, testez-la sans tarder, vous aurez ainsi le sentiment d'être un peu chez lui !
La Tatin de chicons de Fox
Ingrédients :
Chicons (de quoi couvrir la surface de votre poêle)
3 plaques d’un demi cm de beurre
3 cuillères à soupe de sucre
3 cuillères de graines de fenouil concassé au mortier
pâte feuilleté (à acheter toute faite pour les plus pressés)
poivre du moulin
Recette :
Fendez les chicons en deux et otez le pied
Concassez le fenouil
Préchauffez le four à 180°
Faites chauffer votre poêle à feu vif, faites fondre le beurre et ajoutez le sucre en remuant. Laissez légèrement brunir l'ensemble. Ajoutez le fenouil en remuant.
Lorsque cela commence à mousser, enlevez du feu et déposez les demi chicons +/- en forme de fleur ou autre motif. Poivrez généreusement.
Remettez sur très petit feu, couvrez et laisser cuire pendant 30 minutes.
Ensuite, couvrez la poêle avec la pate feuilletée (ne pas trop déborder) et placez au four pendant +/- 40 min dans le four.
Retournez l'ensemble et servez.
13 septembre 2006
Hooouuu, les vilains machos !
C'est étrange : après plus de vingt ans, je ne lui connaissais pourtant qu'une seule recette, si tant est que griller des Knackies coupées en deux et les déposer sur du Nasi Goreng Suzi Wan puisse s'apparenter à une recette... Et voilà que, ce soir, il file en cuisine toutes les cinq minutes, multiplie les commentaires chuchotés à Miss K, secoue quelques couverts et revient s'asseoir, satisfait. Ce n'est qu'au milieu de l'apéro que je finis par comprendre le manège. Il revient une dernière fois, triomphant, au bras de sa dulcinée : "tu comprends, maintenant que tu as ce blog, il faut se méfier". Voilà donc mon vieil ami transformé en Macho Man qui semble donc préférer mettre la pression sur sa femme plutôt que d'enfiler le tablier pour travailler à quatre mains... Pas beau tout cela. Je vais finir par être gêné de tenir ce blog ! A moins que cela ne porte ses fruits ? Je vous raconterai plus tard, voilà qu'on passe à table...
06 septembre 2006
Fallait pas lui dire...
Retour d'Ecosse où Martin s'est délecté du Scottish breakfast chaque matin avant de se demander ce qu'était ce si bon haché noirâtre. Je me suis bien gardé de jouer au père-qui-sait-tout afin d'éviter toute déconvenue... Pour apprécier le Haggis, mieux vaut ne pas connaître les ingrédients de la recette : 1 poumon de mouton, 1 panse de mouton, 1 coeur de mouton, 1 foie de mouton, 1/2 livre de graisse de boeuf, 3/4 de tasse de farine d'avoine et quelques oignons...
Je me rends compte maintenant qu'il est trop tard pour vous dire que c'est un délice. Pour me faire pardonner, je vous donne l'adresse de la tout aussi délicieuse Guest house à Aberfoyle, sur la route des Highlands, qui a permis à Martin de découvrir ce Haggis. Une adresse à garder précieusement.
PS : Et on peut y déjeuner sans Haggis !
15 août 2006
Poème pour Audrey
Audrey ne sait pas cuisiner
mais aujourd'hui qu'elle est jeune mariée
finis les plats préparés
couscous et thaï à se faire livrer
elle a décidé de se mettre en danger
et d'apprendre à cuisiner.
Comme Audrey n'aime pas la facilité
elle délaisse le boudin purée
pour des recettes plus sophistiquées
comme ce guacamole sauce tomate épicée
suivi d'un délicat thon mariné
pour une première, fallait oser !
Alors, c'est vrai qu'Audrey est stressée
lorsqu'elle oublie que le riz doit être salé
ou que la cuisson vapeur des haricots coupés
est plus longue que celle indiquée
mais, en échange, vous vous sentez honoré
de ne pas vous farcir un plat mille fois répété
J'aurai, ce soir là, aussi épinglé
une très bonne idée d'Audrey
pour choisir son menu sans se tromper
dans vos recettes, repérez les vins conseillés
et choisissez un vin unique pour votre plat et votre entrée
le mariage, en cuisine aussi, c'est sacré !
09 août 2006
Le poulet au citron des vacances
Comme prévu, la tôle du barbecue a rougi durant les vacances. J'ai ainsi pu tester quelques recettes originales. L'une d'entre elles semble avoir marqué John qui, toujours en vacances, me demande de lui envoyer la recette. Il m'a promis une photo du résultat. Dès réception, elle complètera ce post. La recette est très simple à réaliser et d'une saveur toute particulière :
- Placez des blancs de poulet (800 grammes) en une seule couche dans un plat
- Détaillez les zestes d'un citron non traité avec un économe puis fendez-les en deux dans le sens de la longueur
- Détachez les feuilles de 6 à 8 branches d'estragon frais (ne pas utiliser la tige) et coupez finement d'un seul coup de couteau (jamais plus d'un pour éviter que cela noircisse).
- Le jus de deux citrons et de l'huile d'olive.
Mélanger l'ensemble de la préparation et versez le tout sur les poulets. Ne pas hésiter à frotter les poulets du bout des doigts pour bien faire pénétrer les arômes.
Les poulets doivent être couverts par le mélange. Ne pas saler ni poivrer.
Mettre au frigo recouvert d'un film transparent et retourner après deux heures. Les poulets doivent être un peu blanchis (cuits par le citron). Jetez la marinade.
Cuire très peu de temps et sur braises bien chaudes. Le résultat se coupe à la fourchette. Un délice. Vivement la photo !
- Placez des blancs de poulet (800 grammes) en une seule couche dans un plat
- Détaillez les zestes d'un citron non traité avec un économe puis fendez-les en deux dans le sens de la longueur
- Détachez les feuilles de 6 à 8 branches d'estragon frais (ne pas utiliser la tige) et coupez finement d'un seul coup de couteau (jamais plus d'un pour éviter que cela noircisse).
- Le jus de deux citrons et de l'huile d'olive.
Mélanger l'ensemble de la préparation et versez le tout sur les poulets. Ne pas hésiter à frotter les poulets du bout des doigts pour bien faire pénétrer les arômes.
Les poulets doivent être couverts par le mélange. Ne pas saler ni poivrer.
Mettre au frigo recouvert d'un film transparent et retourner après deux heures. Les poulets doivent être un peu blanchis (cuits par le citron). Jetez la marinade.
Cuire très peu de temps et sur braises bien chaudes. Le résultat se coupe à la fourchette. Un délice. Vivement la photo !
05 août 2006
Bonjour le cliché !
J'ai une réelle sympathie pour le concept de commerce équitable même si je confesse que mon inertie de consommateur compulsif ne me fera pas changer de route pour préférer une alternative équitable à mon bâton de chocolat favori ! Mais cela signifie malgré tout que je suis prêt à pardonner à des produits estampillés équitables un prix un peu plus élevé ou un goût un peu plus "étrange" au nom d'une certaine solidarité avec les producteurs du Sud. Autrement dit, lorsque Max Havelaar m'a invité à goûter les nouveaux produits certifiés à l'occasion de la 5ème semaine du commerce équitable, je me suis dit que je pouvais bien faire un effort... et je dois avouer que j'ai un peu honte parce que ce que j'ai goûté ne méritait certainement pas ma moue dubitative. Rien à redire sur le vin sud africain Stellar Pinotage (6,49 €) issu de l'agriculture biologique. Mes invités lui ont rapidement fait un sort avec un certain plaisir. Les raisins secs Thompson seedless d'Oxfam (1,09 €) ne déparaient aucunement dans la salade. Quant au nougat bio Pascaline (5,70 €), le fait qu'il ne colle pas aux dents (sans gélatine) l'empêche par contre de rester longtemps sur une table ! Promis, entre le 27 septembre et le 7 octobre prochain, je me ferai pardonner quelques-uns de mes gros clichés. Semaine du commerce équitable
30 juillet 2006
La vengeance de Nath
Certains ont peut-être pensé en lisant mon dernier post que j'avais été trop dur avec la pauvre Nathalie qui m'avait gentillement tendu la fin de sa salade de pâtes un midi au bureau. Détrompez-vous ! j'aurais dû être plus sévère encore ! Car si j'ai bien eu quelques remords au moment de publier mon post, ils furent rapidement balayés après ma dernière soirée chez elle. Parce qu'une salade aussi originale, fraiche, inventive et simple à réaliser comme celle qu'elle nous a servie ce soir-là... c'est trop rare ! Je vous livre donc la recette de son aigre-doux de courgettes, une merveille du genre pour accompagner n'importe quel repas pris sur une terrasse au mois d'août.
- Une courgette épluchée et coupée en rondelles très fines.
- Une côte de céleri, un piment vert et quelques jeunes oignons coupés en très petits dés.
- Une vinaigrette constituée d'un tiers de sucre fin, un tiers de vinaigre et un tiers d'huile d'olive. Quantité total en fonction du volume de courgettes. Préférez préparer en deux fois pour éviter de transformer l'ensemble en soupe.
- Sel, poivre, bien mélanger l'ensemble et laisser rafraîchir deux heures au frigo avant de servir.
Etonnement et succès garantis auprès de vos invités qui auront d'abord pensé devoir se farcir une enième et insipide salade de concombre vinaigrette en voyant arriver le plat...
- Une courgette épluchée et coupée en rondelles très fines.
- Une côte de céleri, un piment vert et quelques jeunes oignons coupés en très petits dés.
- Une vinaigrette constituée d'un tiers de sucre fin, un tiers de vinaigre et un tiers d'huile d'olive. Quantité total en fonction du volume de courgettes. Préférez préparer en deux fois pour éviter de transformer l'ensemble en soupe.
- Sel, poivre, bien mélanger l'ensemble et laisser rafraîchir deux heures au frigo avant de servir.
Etonnement et succès garantis auprès de vos invités qui auront d'abord pensé devoir se farcir une enième et insipide salade de concombre vinaigrette en voyant arriver le plat...
28 juillet 2006
Et dire que la cafet' était fermée
Lorsqu'on quitte à regret les supions, les coeurs de boeuf, l'ail violet, les tellines ou l'anchoiade, on se réjouit d'apprendre que la cafétéria du bureau est fermée... Cela vous offre une sorte de palier de décompression salutaire avant un retour à une triste réalité culinaire.
Dans les couloirs, les boîtes Tupperware redeviennent donc le principal accessoire de promenade de la gente féminine. Les hommes, eux, préférant toujours l'infâme sandwich préemballé et la course folle vers les toilettes pour tenter de masquer cette nouvelle tache de mayonnaise au centre de la cravate !
J'avoue que j'ai souvent un regard furtif pour découvrir ce que recellent les Tupperware de mes collègues féminines au bureau. Mais je suis souvent déçu. A leurs mines peu réjouies, je comprends avant même qu'elles ne l'ouvrent que leur Tupperware rime souvent avec portion de légumes verts cuits à l'eau pour rattraper l'excès de la veille. Me voilà donc pour mon grand retour au bureau condamné à "manger par coeur" comme le veut l'expression.
"Tu partages ma salade de pâtes ?" Waouwww ! Il y aurait donc un Bon Dieu pour les juilletistes déprimés ? Nathalie me tend un Tupperware qui va sauver ma première heure de table de la semaine. Elle a dû anticiper ma déprime naissante ! Balsamico, poivrons, coeurs d'artichauds, pignons grillés, roquette, huile d'olive ou jambon de pays pour accompagner des penne al dente ? Le couvercle frénétiquement ôté, la déconvenue n'en est que plus dure : en guise de retour à la vraie vie, c'est farfalles sèches, thon gris, ananas en boîte et... on s'arrête là. Un vrai drame !
Mais comment pouvait-il en être autrement lorsqu'on néglige trois règles d'une salade de pâtes réussie... sur trois !
1. De la couleur, de la couleur et encore de la couleur !
Même si on est limité dans les ingrédients, l'essentiel dans la salade de pâtes est de réaliser une composition harmonieuse de couleurs. Une tomate ou un poivron en dés pour le rouge, de la ciboulette, du basilic ou quelques feuilles de salade pour le vert, des olives pour le noir... on trouve cela dans le moins bien achalandé des frigos.
2. Misez sur l'originalité dans les ingrédients
Le thon ananas est à la salade de pâtes ce que la roulade jambon mayonnaise est au buffet de mariage... je pense que je suis assez clair ?!
3. Une vinaigrette abondante
Enfin, qu'elle soit au yaourt, à la mayonnaise, à l'huile d'olive ou à n'importe quel autre ingrédient, laissez vos pâtes s'imbiber des saveurs de votre vinaigrette. Soyons donc assez généreux pour éviter qu'après trois heures au frigo, le fond de votre tupperware ne soit aussi sec qu'un biscuit pour chien.
Dans les couloirs, les boîtes Tupperware redeviennent donc le principal accessoire de promenade de la gente féminine. Les hommes, eux, préférant toujours l'infâme sandwich préemballé et la course folle vers les toilettes pour tenter de masquer cette nouvelle tache de mayonnaise au centre de la cravate !
J'avoue que j'ai souvent un regard furtif pour découvrir ce que recellent les Tupperware de mes collègues féminines au bureau. Mais je suis souvent déçu. A leurs mines peu réjouies, je comprends avant même qu'elles ne l'ouvrent que leur Tupperware rime souvent avec portion de légumes verts cuits à l'eau pour rattraper l'excès de la veille. Me voilà donc pour mon grand retour au bureau condamné à "manger par coeur" comme le veut l'expression.
"Tu partages ma salade de pâtes ?" Waouwww ! Il y aurait donc un Bon Dieu pour les juilletistes déprimés ? Nathalie me tend un Tupperware qui va sauver ma première heure de table de la semaine. Elle a dû anticiper ma déprime naissante ! Balsamico, poivrons, coeurs d'artichauds, pignons grillés, roquette, huile d'olive ou jambon de pays pour accompagner des penne al dente ? Le couvercle frénétiquement ôté, la déconvenue n'en est que plus dure : en guise de retour à la vraie vie, c'est farfalles sèches, thon gris, ananas en boîte et... on s'arrête là. Un vrai drame !
Mais comment pouvait-il en être autrement lorsqu'on néglige trois règles d'une salade de pâtes réussie... sur trois !
1. De la couleur, de la couleur et encore de la couleur !
Même si on est limité dans les ingrédients, l'essentiel dans la salade de pâtes est de réaliser une composition harmonieuse de couleurs. Une tomate ou un poivron en dés pour le rouge, de la ciboulette, du basilic ou quelques feuilles de salade pour le vert, des olives pour le noir... on trouve cela dans le moins bien achalandé des frigos.
2. Misez sur l'originalité dans les ingrédients
Le thon ananas est à la salade de pâtes ce que la roulade jambon mayonnaise est au buffet de mariage... je pense que je suis assez clair ?!
3. Une vinaigrette abondante
Enfin, qu'elle soit au yaourt, à la mayonnaise, à l'huile d'olive ou à n'importe quel autre ingrédient, laissez vos pâtes s'imbiber des saveurs de votre vinaigrette. Soyons donc assez généreux pour éviter qu'après trois heures au frigo, le fond de votre tupperware ne soit aussi sec qu'un biscuit pour chien.
Ouf !
Ouf ! Un moment, j'ai bien cru ne jamais réussir à reprendre mes commentaires sur ce blog : pas une seule invitation pendant toute une semaine depuis mon retour de vacances. A croire que tous mes amis m'ont pris au mot et se le sont donné : "Faut plus l'inviter". D'ailleurs, je n'exclus pas encore cette hypothèse puisque Frédéric et Gaëlle qui nous ont accueillis ne connaissaient pas l'existence du blog. Il faut dire qu'ils n'ont pas vraiment besoin de me lire. Lorsque la maîtresse de maison apporte un plateau sur lequel vous retrouvez des queues d'écrevisses, citron, coriandre à picorer et des batonnets de légumes crus bien rangés autour d'un dip au yaourt, vous savez que l'organisation n'a pas posé de problème. Et lorsque Gaëlle, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, s'assied en précisant qu'elle préfère que tout soit prêt pour profiter pleinement de ses convives, vous savez que vous allez passer un excellent moment. Ce fut le cas ! Merci à eux de m'avoir remis ainsi le pied à l'étrier.
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