30 octobre 2013

Je ne connais pas ce garçon mais j'aime beaucoup ce qu'il fait !

Il s'appelle Serge Coosemans, se définit comme chroniqueur pochetron, copywriter consciencieux, auteur laborieux et DJ pour les amis... une bonne entrée en matière ! Il sévit dans le Focus Vif et ses papiers sur les intrigues de comptoirs ou nos travers de sorteurs sont un régal. Filez le lire !
www.sergecoosemans.com

17 août 2012

Please to meat you !

Ce slogan apposé sur les portières de la camionnette de livraison de la boucherie Dierendonck à Saint Idesbald traduit magnifiquement l'esprit qu’insuffle Hendrik Dierendonck à son activité : un art de la boucherie décomplexé, moderne et terriblement pro. Depuis la petite station balnéaire, le boucher a réussi à imposer son savoir-faire dans les cuisines des plus grands, fournisseur de Sergio Herman ou de Pascal De Valkeneer, ou sur leurs cartes comme à La Paix. Défenseur des produits de sa région, il participe à la réhabilitation de la la Rouge de Flandre Occidentale, une race bovine plus très courue dans les pâturages de Flandre alors que son terrain d'élevage historique se situait, il n'y a pas si longtemps, dans le triangle Cassel-Watou-Hazebroeck. Aujourd'hui reconnue comme 25ème produit régional de Flandre occidentale, la Rouge tentera d'obtenir une reconnaissance européenne de sa race fin 2012. Je vous rassure, je ne suis pas spécialiste de l'élevage régional bovin, j'ai simplement lu le petit journal édité pour l'été par la boucherie : The Summer Times. Une initiative que j'ai trouvée aussi originale qu'intelligente. Il fallait y penser ! On y retrouve l'histoire de notre Rouge et des différentes grands races bovines, un lexique du boucher, quelques suggestions d'accompagnements pour le barbecue, tout ce qu'il faut savoir sur la maturation des viandes et... les titres de la playlist "Summer" de l'iPod d'Hendrik ! Après cela, vous n'allez plus chez le boucher, vous allez chez votre boucher, celui que vous connaissez si bien et qui ne connait que vous lorsqu'il vous sert.

09 octobre 2010

Merci d'avoir cuisiné pour nous !


On peut dire ce qu'on voudra sur MasterChef et plus particulièrement sur Sébastien Demorand, "briseur d'étoile", "méchant juré", "frère de..." et j'en passe.
Mais lorsqu'il prend congé d'un candidat en disant : "Merci d'avoir cuisiné pour nous", même quand c'était infect, c'est d'une classe folle. J'ai très envie de l'essayer en quittant mes amis lors d'une prochaine soirée plutôt qu'un simple "merci encore" et "à bientôt".

18 septembre 2010

Le personnel de la Fabbrica devrait retourner à l'usine du savoir servir !

La salle est bondée, certains clients font la file en attendant que des places se libèrent. A la carte, même si on se la pète un peu dans les intitulés, rien de bien extraordinaire. La Fabbrica est un restaurant proposant une cuisine italienne de pâtes et de pizzas à la rentabilité avérée. Mais, dans les bâtiments de Tour & Taxis, c'est la bonne formule qui permet d'éviter l'éternel sandwich et de manger sans trop trainer. A moins...

A moins que rien ne se passe comme prévu. Après 25 minutes, toujours rien à boire, toujours pas de commande prise. Il faudra trois rappels aux serveurs pour parvenir à commander deux pâtes des plus classiques, un verre de vin et un Coke. Il faudra ensuite 10 bonnes minutes pour voir arriver sur notre table les boissons ainsi que deux quignons de pain à tremper d'une petite soucoupe d'huile d'olive. Une véritable ration de survie face à ce qui va suivre...

Car, malgré plusieurs rappels polis concernant notre commande, elle ne nous parviendra qu'après 1h30 d'attente ! 1h30 d'attente pour recevoir des pâtes précuites, rapidement replongées dans l'eau chaude et nappées d'un sauce très commune.

Alors, bien entendu, on suppose que nous n'avons pas eu de chance. Que l'odeur de pizza brulée aurait du nous indiquer que le service ne se déroulerait pas comme prévu. Car on suppose bien qu'on ne peut ouvrir un restaurant en maitrisant aussi mal un service de midi. Il n'y avait qu'une chose à se dire : cela arrive ! Il n'y avait qu'une chose à attendre : que le personnel de salle redouble d'énergie pour nous faire prendre notre mal en patience.

Mais, à la Fabbrica, même propriétaire qu'au Mano A Mano - ceci explique peut-être cela -, ce qui prédomine c'est le peu d'attention que le personnel de l'établissement aura réservé à ses clients pour compenser les errances de la cuisine. Un service qui peut être qualifié de honteux ! Pas une explication, pas un regard de compassion, pas une attention. A peine est-on venu doubler notre ration de survie après une bonne heure.

Pendant les 2h30 qu'aura duré notre lunch "rapide", est-on venu nous expliquer la situation ? Non. Nous a-t-on proposé un café pour s'excuser du temps d'attente lorsque nous avons demandé l'addition ? Pensez-donc. Et alors que le restaurant est toujours à moitié plein à 14h45, puisque nous n'étions pas les seuls à connaitre les désagréments du service du jour, qui croisons-nous en nous rendant à la caisse ? Le personnel de salle, au grand complet, attablé pour prendre son lunch. Ben quoi ? C'est l'heure syndicale de la pause ! Je ne sais toujours pas ce qui m'a retenu de ne pas leur enlever leur assiette pour les faire attendre 1h30. L'éducation, sûrement. Ou peut-être ce vieux concept ringard que le client est roi... même lorsque c'est le personnel qui prend sa place !

11 septembre 2010

Regarde dans ton assiette !

Dans son livre Outliers, Malcolm Gladwell explique qu'il faut 10.000 heures de pratique pour devenir un expert dans une matière. Ce matin, un tweet a attiré mon attention : "Why you should blog even without an audience". Il renvoyait à un article exposant l'importance de tenir régulièrement à jour son blog pour améliorer son écriture et, petit à petit, devenir un expert dans l'art de raconter des histoires, même si personne ne les lit pour l'instant.

C'est un peu ce que je pense pour la cuisine et qui est à l'origine de ce blog : plus on se remet aux fourneaux, plus on teste, plus on apprend de ses erreurs et plus on progresse dans cet art délicat qu'est l'art de recevoir autour d'une table.

Ce matin, je me suis rendu compte que depuis près d'un an j'avais abandonné ma course à l'expertise en matière d'écriture. Alors, aujourd'hui, pas de commentaire, pas de recette et surtout pas de jugement... Je regarde dans mon assiette et me rends compte qu'il est grand temps de reprendre l'entrainement.

30 septembre 2009

Première leçon de chocologie

Expérience intéressante, mardi dernier, dans la très belle maison du Sablon de Côte d'Or avec une première leçon de chocologie. Thème de cette dernière : les accords entre le chocolat et le vin. Que ceux qui visualisent dans cet intitulé leur grand-mère leur offrant une praline et un porto poussiéreux reprennent immédiatement leurs esprits, on était bien loin des clichés !

Aux commandes, Jan De Clercq, œnologue et propriétaire de Portovino à Maldegem http://www.portovino.be et Denis Vernaillen, le très accessible - cela devient rare - Maître-Chocolatier attitré du Flagship Store du Sablon.

Au menu, six carrés de chocolat associés à six vins pour une bonne heure de bruits de bouche, de claquements de langue et de commentaires de plus en plus sonores au fur et à mesure que la soirée avançait. Je ne résiste pas à vous proposer le menu :

1. Tablette lait amandes caramélisées avec une pointe de sel accompagné d'un Bourgogne blanc Grand Elevage 2005, Verget.

2. Mignonnette Noir Intense 70% éclats de cacao accompagnée d'un Côte du Rhöne Villages 2007 Terre d'Argile, Domaine de la Janasse.

3. Mignonnette Lait (le grand classique) accompagnée d'un Madeira Bual 15 years Old, Henriques & Henriques.

4. Carré Lait Graines de Sésame Caramélisées(création de Denis) accompagné d'un East India Solera Sherry, Emilio Lustau.

5. Carré Lait Noix de Pécan et Poivre Rose (création de Denis) accompagné d'un Maury Vintage 2006, Mas Amiel

6. Carré Noir Citron Gingembre (création de Denis) accompagné d'un Moscatel Emilin, Emilio Lustau.

Au final, je dois bien reconnaître que l'effet en bouche est saisissant. Et si je n'avais pas peur que vous me preniez pour un fou, je vous dirais que le souvenir de l'un ou l'autre mariage me revient même en bouche au moment où je vous l'écris...

Mes coups de cœur : l'association 4 et un sherry très caramel comme je n'en avais jamais bu. Marié au sésame qui parsème le chocolat au lait... divin. L'association 2 m'a permis de découvrir un vin formidable, un grenache dont la longueur en bouche est prolongée pratiquement à l'infini par le chocolat noir. Enfin, le Bourgogne blanc de l'association 1 était à se rouler dedans même si l'association était moins heureuse, probablement dû au caractère très gras (certains diront onctueux pour rester gentils) du chocolat.

Au final, n'hésitez pas à remplacer le dessert de votre prochain dîner par une de ces six dégustations, ou les six... Succès garanti !

02 août 2009

La passe de trois pour Ourson !


Voilà un apprentissage à la bonne cuisine qui se termine en apothéose par une troisième victoire de rang pour la patrouilles des Aigles dans le concours cuisine de la 44ème de l'Annonciation ! Ourson peut être fier de sa brigade et quitte la troupe en ayant marqué les esprits par des recettes toujours plus sophistiquées. Rappelons que lors d'un camp scout, on travaille sans four, sans frigo et sans électricité...

Cette année, c'est sans conteste son entrée, un mille-feuille de saumon aux pommes vertes et wasabi, qui semble avoir marqué les esprits. Voilà la recette pour quatre personnes repérée à l'origine dans le magazine Elle à Table et sérieusement adaptée.


Ingrédients pour 4 personnes :

200 g de coeur de saumon fumé (un morceau épais)
1 pomme granny-smith
30 g de pignons
4 petits oignons frais
8 brins de ciboulette
30 cl de crème fleurette
1 c. à café de wasabi

Pelez et tranchez finement les oignons frais. Couvrez-les d’eau froide et réservez-les 30 mn (cela les rend plus digestes).
Mélangez la crème fleurette avec le wasabi, la ciboulette ciselée et un peu de sel.
Coupez le coeur de saumon fumé en petits dés et assaisonnez-les de crème au wasabi.
Lavez et tranchez finement la pomme verte (mandoline ou rape à copeaux de parmesan).
Faites griller à sec les pignons dans une poêle.
Egouttez les oignons, séchez-les sur une feuille de papier absorbant, puis mélangez-les avec le saumon à la crème.
Superposez les couches de saumon et de pommes et terminez par des brins de ciboulettes et les pignons.
Servez, accompagné de pain brioché tranché finement et juste tiédi.

Encore un grand bravo à Ourson et à ses Aigles !

14 juin 2009

Le patron revient dans un instant

Voilà trois ans que ce blog est à l'arrêt. J'étais certain que j'allais manquer de temps dans mes nouvelles fonctions pour poursuivre et cela s'est avéré tout à fait exact. Mais l'envie de reprendre un blog dont certains me parlent encore aujourd'hui me démange. Je me surprends régulièrement à noter différents sujets qui feraient de bons posts. Aujourd'hui, j'en ai plus de 100... dont la majorité n'a plus aucun intérêt. Mais quand je repense aux scampis de Christine, au livre de cuisine reçu de John à Noël, à l'étrange notion du bio et du sain quand il s'agit de nos oreilles au Pain Quot', à la carte de fidélité d'Exki, à la tartiflette d'Oli, aux crèpes d'Hakim, au nouveau job de Fox, au désespérant salon du livre gourmand, à cette planche à découper révolutionnaire ou, plus près de nous, à ma visite au salon nautique Culinaria... j'avoue que cela me démange.

Je ne sais pas qui frappe encore, par hasard, à la porte de mon resto virtuel. Je ne lui promets pas la régularité d'un restaurant étoilé mais plutôt celle d'un bon Routier d'antan qui marche à l'envie du patron. Ce sera bon, copieux, familial mais sur la porte, vous trouverez souvent l'écriteau "reviens dans un instant"...

22 octobre 2006

Avis aux brigades

Pas de bonne cuisine sans bon matériel ! Merci à John qui vient d'activer le RSS sur mon blog pour vous permettre de suivre l'actualité de mes tours de tables et autres descentes au coeur des brigades qui m'accueillent.

Et cette photo de tortilla ?

 
Je vous en parlais le 8 octobre dernier mais des problèmes techniques en ont décidé autrement. La voilà, cette fameuse tortilla maison. Malgré des commentaires peu positifs, un peu revanchards ?, seul un convive de ce fameux vendredi l'a dégustée... toute entière. Désolé pour les autres ! Elle ne devait donc pas être si mauvaise que cela. Posted by Picasa

15 octobre 2006

A table avec Schtroumpf Grognon

Je connaisssais le dîner de con, je viens de découvrir le souper Schtroumpf Grognon, celui "qu'aime pas" en permanence. Et j'ai rencontré un champion du monde en plus, d'après ses récits. Parce que, quand il aime pas, il le dit. Un souper raclette ? J'aime pas le fromage, est-ce qu'il y a des viandes à faire griller ? Et, trois ans plus tard, lorsqu'il est, à nouveau invité chez ces mêmes amis, que servent-ils ? Une raclette !!! Quoi? Trois ans plus tard, ils n'ont pas retenu la leçon... ? C'est quand même un fait exprès.
Il est très poisson le Schtroumpf Grognon, et il le dit. Alors pourquoi pas une bonne tagliatelle di mare ? Raté, Schtroumpf Grognon n'aime pas les pâtes !
Il le dit aussi sans rire et même avec une certaine fierté : certains de ses amis vont même jusqu'à lui faire un repas spécial et unique lorsqu'ils l'invitent. Et rien dans son discours ne laisse penser à des allergies ou à un problème médical. Moi, je me demande comment on l'invite encore ! Dorénavant, je rebaptiserai tous les gens qui l'ont invité et que je rencontrerai, Grand Schtroumpf gentil et Schtroumpfette adorable !
D'ailleurs, Schtroumphette adorable a eu un peu de mal hier. Connaissant l'animal, la voilà lancée, stressée, dans une sélection d'entrées de la mer pour être certaine de bien faire. Mousse de truite, ravier de crevettes et deux huitres en bord d'assiette. La présentation est parfaite. Seul détail : schtroumphette adorable n'aime pas les huitres. Un comble ! Est-elle la seule ? Servir des huitres est très risqué lorsqu'on ne connait pas ses invités. Les autres convives ne disent rien, comme il est de bienséance de le faire. Par politesse, Schtroumpf Perfusé en mange une, trop rapidement pour entendre Schtroumpf Grognon sortir de son rôle et s'empresser de clamer qu'il adore les huitres... Au total, il en mangera neuf. Pauvre Schtroumpf Perfusé, trop bien élevé. Il lui aurait bien donné sa dixième !

Je me souviens que dans mon guide des bonnes manières, on précise qu'on ne prend pas part à un repas organisé pour manger, mais bien pour converser et se divertir, tout en intéressant les autres. Si on n'aime pas ce qui est servi, on reste discret et si on a trop faim en fin de soirée, on file se rassasier d'un paquet de frites dans son quartier.
Et je me fous de savoir que Schtroumph grognon n'aime pas les frites !

08 octobre 2006

Pari tenu !

Il fallait bien que cela m'arrive un jour ! A force de me faire passer pour le Jamie Oliver de Forest Haut partout où je suis invité, il était normal qu'un invité plus courageux que les autres me mette au défi de lui prouver mes capacités. Vendredi, mon appréciation de la tortilla de Christophe aura suffit à refermer le piège. Lors de cette soirée, nous étions une quinzaine et chacun devait apporter un plat pour alimenter le buffet. Confectionné lui-même ou acheté, peu importait. Christophe avait opté pour une tortilla... ou quelque chose qui y ressemblait vaguement. Pour l'avoir goûtée, je parlerais plus d'une union contre nature entre une crèpe bretonne et un carton de pizza que de la célèbre omelette ibère ! J'aurais voulu terminer mon quartier discrètement - et le plus vite possible - mais en croisant le regard inquiet de Christophe, nous sommes partis dans un grand fou rire ! Surtout lorsqu'il a tenté de m'expliquer qu'il avait raté la première en la retournant mais que celle-là était plus réussie ! Un commentaire fuse alors dans l'assemblée : "Et tu sais les faire, toi, les tortillas ?" Le défi est lancé : je ferai donc une tortilla ce week-end, je posterai la photo sur mon blog et je la ferai goûter lundi à tous ceux qui étaient présents vendredi. Pari tenu, voilà la photo de ma tortilla maison et la recette.

Tortilla aux épinards
2 pommes de terre moyennes
6 oeufs
100 grammes d'épinards
175 granmmes de cottage cheese
1 oignon haché
sel, poivre, une cuillère à café de curcuma

- Dans une poêle assez haute et antiadhésive (20 cm diamètre), faites revenir dans un peu d'huile d'olive, l'oignon haché grossièrement puis les pommes de terre crues coupées en morceau et le curcuma. 10 minutes à feu assez doux pour dorer l'ensemble sans brûler.
- Ajouter 100 grammes d'épinards et remuez doucement jusquà ce qu'ils réduisent.
- Battre légèrement 6 oeufs, le cottage cheese, sel (pas trop, le fromage est déjà salé) et poivre dans un récipient et verser la préparation dans la poêle. Laissez cuire 15 minutes à feu très doux. Couvrez pendant les deux dernières minutes pour sècher le dessus.
- Passez ensuire votre poêle sous le gril pour dorer cette partie supérieure.
- Laissez refroidir dans la poêle. Ensuite seulement, retournez dans une assiette.

Loin du cliché de la tortilla ruisselante d'huile, cette recette incorpore deux ingrédients étonants : les épinards qui donnent une certaine astreingeance et le cottage cheese qui offre un excellent liant à l'ensemble.

07 octobre 2006

Grazie mille !


Bon, d'accord, taper son propre nom dans un moteur de recherche est un peu narcissique ! Mais, après tout, c'est intéressant de voir si vous existez sur la planète blog. Sans grandes illusions, je l'ai donc fait. Et, surprise, voilà qu'entre les nombreuses attaques contre mon tonton politicien et des pétitions signées par un Bernard que je ne connais pas, une jeune romaine passionnée de cuisine me cite ! "le chou de Bruxelles" ! Trop d'honneur ! Voudrait-elle m'inviter ? Aurais-je déjà oublié qu'elle m'avait un jour invité ? Rien de tout cela. En fait, sur son blog intitulé il cavoletto di Bruxelles, cette jeune femme évoque mon livre écrit en 1994 sur les biscuits. Un ouvrage aujourd'hui introuvable si ce n'est dans la célèbre maison Dandoy à Bruxelles que Cenzina - c'est son prénom - vient de découvrir. Et il faut croire que le pain à la grec lui a plu puisqu'elle en donne la recette. Ah, elle veut rectifier la quantité de lait pour la recette ? Restons Grand Seigneur, elle doit certainement avoir raison. Un très beau blog de recettes et de bonnes adresses pour ceux qui aiment l'accent italien.

01 octobre 2006

A vot' bon coeur !


D'abord, l'idée m'a fait sourire. J'ai même trouvé l'article un peu déplacé et puis... tout compte fait, on se trouve tellement de bonnes raisons de ne pas s'impliquer que je me suis dit que cela mériterait d'y repenser.
Explications : je suis assez fan du magazine GoodFood, premier magazine culinaire de Grande-Bretagne et propriété de la BBC. Dans son numéro du mois d'octobre, le mensuel propose un grand article qui donne toutes les ficelles pour organiser chez soi un diner trois services digne d'un grand restaurant. Mais, en plus des classiques recettes et photos, l'article propose une check list pour dresser une vraie table de restaurant, un horaire précis pour tout réussir dans les temps et épingle le prix de chaque plat pour huit personnes... car l'objet réel de l'article est d'expliquer comment organiser, chez soi, un diner de charité ! Host a stylish charity dinner, have fun & raise money. Etonnant. Et pour être tout à fait utile, l'article se termine par une addition de restaurant qui reprend le coût total de ce que vous coûtera le repas pour huit personnes (entre 100 et 125 euros) et une sélection de vins bon marché(60 euros). Chacun de vos invités à qui vous aurez expliqué l'idée consacrera le prix d'un bon restaurant, soit 50 euros par personne. Bien entendu, vous payez votre part comme les autres, ce qui vous laisse pour l'action que vous aurez décidé de soutenir la somme de 240 euros. Une fois par trimestre, c'est quand même mieux que de laisser trainer pendant un an sur son tableau de bord un autocollant de la Croix-Rouge pour se donner bonne conscience !
Allez, je me lance ! Si vous avez une belle cause à financer ou si vous êtes d'attaque pour participer à un repas gastronomique à la maison plutôt qu'au restaurant, laissez-moi un commentaire et je m'engage à concrétiser mon charity dinner trimestriel.

25 septembre 2006

Petite annonce d'un mufle en phase de repentir

Mardi dernier, après un délicieux repas, nous étions quatre convives à deviser d'un air détaché sur cette stupide cigarette "que l'on fume souvent mécaniquement", "dont on peut très bien se passer lorsqu'on prend l'avion, tout compte fait" et qui "outre deux ou trois par jour, n'a pas grand intérêt"... avant de me rendre compte que nous en étions probablement à quatre ou cinq cigarettes chacun depuis le début de la soirée dans l'appartement de notre hôtesse qui, elle, ne fume pas. Je serais bien rentré sous terre en y poussant mes trois complices si j'en avais eu l'occasion. Et quand j'y repense, j'en suis toujours gêné. Pensez donc : se fendre d'un souper pour sept personnes en pleine semaine est déjà une marque d'attention qui se fait rare. Confectionner soi-même un pain de viande, épinards, pommes de terres rissolées suivi d'un crumble aux pommes pour que tout le monde se sente comme à la maison et non en représentation est un luxe qui se fait encore plus rare. Placer des cendriers sur la table de l'apéro alors que vous ne fumez pas est carrément une marque d'amitié rarissime... et nous sommes tous, par fénéantise, tombés dans le panneau !
Notre hôtesse, ce soir-là, nous expliquait qu'elle avait décidé de changer de vie. Nouvel appartement, nouveau style de déco, nouvel homme, nouveau départ. J'espère qu'elle n'a pas ajouté à sa liste "nouveaux amis" après notre muflerie de ce mardi ! Peut-être que si je parvenais à me réhabiliter par un geste fort... et pourquoi pas en vendant tous ses meubles pour l'aider à concrétiser son nouveau départ, par exemple ? Vous qui cherchez à changer votre intérieur, j'ai un ensemble salon salle à manger complet, en provenance directe de chez Flamand et en parfait état, qui devrait vous ravir. Et me permettre d'augmenter mes chances d'accompagner Caro dans sa nouvelle vie.

17 septembre 2006

Gentleman Cook


Je vous souhaite tous d'être un jour invité à manger chez mon ami Fox. Outre le fait que c'est l'homme le plus agréable à vivre que je connaisse, il est à la cuisine ce que les gentlemen drivers britanniques sont à la course automobile : son amour de la cuisine, il ne se contente pas d'en parler, il le vit pleinement et trouve son véritable plaisir dans le fait de le partager avec tous ceux qui s'y intéressent.

Cela se traduit par des heures de préparation pour réaliser une Salsa Verde unique puisqu'improvisée, des dizaines d'essais pour faire correctement suer une orange de montagne dans un flacon d'alcool et en retirer un vrai nectar six mois plus tard, des heures d'écoute attentive en toute humilité pour apprécier les caractéristiques d'un Villa Antinori...

Alors, lorsque Fox vous livre la recette d'une de ses spécialités, testez-la sans tarder, vous aurez ainsi le sentiment d'être un peu chez lui !

La Tatin de chicons de Fox

Ingrédients :

Chicons (de quoi couvrir la surface de votre poêle)
3 plaques d’un demi cm de beurre
3 cuillères à soupe de sucre
3 cuillères de graines de fenouil concassé au mortier
pâte feuilleté (à acheter toute faite pour les plus pressés)
poivre du moulin

Recette :

Fendez les chicons en deux et otez le pied
Concassez le fenouil

Préchauffez le four à 180°

Faites chauffer votre poêle à feu vif, faites fondre le beurre et ajoutez le sucre en remuant. Laissez légèrement brunir l'ensemble. Ajoutez le fenouil en remuant.
Lorsque cela commence à mousser, enlevez du feu et déposez les demi chicons +/- en forme de fleur ou autre motif. Poivrez généreusement.

Remettez sur très petit feu, couvrez et laisser cuire pendant 30 minutes.
Ensuite, couvrez la poêle avec la pate feuilletée (ne pas trop déborder) et placez au four pendant +/- 40 min dans le four.

Retournez l'ensemble et servez.

13 septembre 2006

Hooouuu, les vilains machos !

C'est étrange : après plus de vingt ans, je ne lui connaissais pourtant qu'une seule recette, si tant est que griller des Knackies coupées en deux et les déposer sur du Nasi Goreng Suzi Wan puisse s'apparenter à une recette... Et voilà que, ce soir, il file en cuisine toutes les cinq minutes, multiplie les commentaires chuchotés à Miss K, secoue quelques couverts et revient s'asseoir, satisfait. Ce n'est qu'au milieu de l'apéro que je finis par comprendre le manège. Il revient une dernière fois, triomphant, au bras de sa dulcinée : "tu comprends, maintenant que tu as ce blog, il faut se méfier". Voilà donc mon vieil ami transformé en Macho Man qui semble donc préférer mettre la pression sur sa femme plutôt que d'enfiler le tablier pour travailler à quatre mains... Pas beau tout cela. Je vais finir par être gêné de tenir ce blog ! A moins que cela ne porte ses fruits ? Je vous raconterai plus tard, voilà qu'on passe à table...

06 septembre 2006

Fallait pas lui dire...


Retour d'Ecosse où Martin s'est délecté du Scottish breakfast chaque matin avant de se demander ce qu'était ce si bon haché noirâtre. Je me suis bien gardé de jouer au père-qui-sait-tout afin d'éviter toute déconvenue... Pour apprécier le Haggis, mieux vaut ne pas connaître les ingrédients de la recette : 1 poumon de mouton, 1 panse de mouton, 1 coeur de mouton, 1 foie de mouton, 1/2 livre de graisse de boeuf, 3/4 de tasse de farine d'avoine et quelques oignons...
Je me rends compte maintenant qu'il est trop tard pour vous dire que c'est un délice. Pour me faire pardonner, je vous donne l'adresse de la tout aussi délicieuse Guest house à Aberfoyle, sur la route des Highlands, qui a permis à Martin de découvrir ce Haggis. Une adresse à garder précieusement.

PS : Et on peut y déjeuner sans Haggis !

15 août 2006

Poème pour Audrey


Audrey ne sait pas cuisiner
mais aujourd'hui qu'elle est jeune mariée
finis les plats préparés
couscous et thaï à se faire livrer
elle a décidé de se mettre en danger
et d'apprendre à cuisiner.

Comme Audrey n'aime pas la facilité
elle délaisse le boudin purée
pour des recettes plus sophistiquées
comme ce guacamole sauce tomate épicée
suivi d'un délicat thon mariné
pour une première, fallait oser !

Alors, c'est vrai qu'Audrey est stressée
lorsqu'elle oublie que le riz doit être salé
ou que la cuisson vapeur des haricots coupés
est plus longue que celle indiquée
mais, en échange, vous vous sentez honoré
de ne pas vous farcir un plat mille fois répété

J'aurai, ce soir là, aussi épinglé
une très bonne idée d'Audrey
pour choisir son menu sans se tromper
dans vos recettes, repérez les vins conseillés
et choisissez un vin unique pour votre plat et votre entrée
le mariage, en cuisine aussi, c'est sacré !

09 août 2006

Le poulet au citron des vacances

Comme prévu, la tôle du barbecue a rougi durant les vacances. J'ai ainsi pu tester quelques recettes originales. L'une d'entre elles semble avoir marqué John qui, toujours en vacances, me demande de lui envoyer la recette. Il m'a promis une photo du résultat. Dès réception, elle complètera ce post. La recette est très simple à réaliser et d'une saveur toute particulière :

- Placez des blancs de poulet (800 grammes) en une seule couche dans un plat
- Détaillez les zestes d'un citron non traité avec un économe puis fendez-les en deux dans le sens de la longueur
- Détachez les feuilles de 6 à 8 branches d'estragon frais (ne pas utiliser la tige) et coupez finement d'un seul coup de couteau (jamais plus d'un pour éviter que cela noircisse).
- Le jus de deux citrons et de l'huile d'olive.

Mélanger l'ensemble de la préparation et versez le tout sur les poulets. Ne pas hésiter à frotter les poulets du bout des doigts pour bien faire pénétrer les arômes.
Les poulets doivent être couverts par le mélange. Ne pas saler ni poivrer.
Mettre au frigo recouvert d'un film transparent et retourner après deux heures. Les poulets doivent être un peu blanchis (cuits par le citron). Jetez la marinade.
Cuire très peu de temps et sur braises bien chaudes. Le résultat se coupe à la fourchette. Un délice. Vivement la photo !